Le vaccin «reste sûr» malgré les mutations du virus de la grippe A

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La Norvège a signalé des cas de mutation, après le Brésil, la Chine, le Japon, le Mexique, l’Ukraine et les Etats-Unis. Pour les autorités sanitaires, «il n’y a pas lieu de s’inquiéter particulièrement».

Vaccination contre la grippe H1N1 à Montpellier.

Vaccination contre la grippe H1N1 à Montpellier. (© AFP Pascal Guyot)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi que la Norvège avait détecté une mutation du virus pandémique H1N1 dans trois cas. «Les virus ont été isolés à partir des deux premiers cas mortels de grippe pandémique dans le pays et à partir d’un autre patient atteint gravement par la maladie.»

La Norvège, qui compte 4,8 millions d’habitants, a enregistré son premier décès lié au virus de la grippe H1N1 le 3 septembre. Et le 23 octobre, après que la pandémie avait fait 10 morts, les autorités sanitaires du pays avaient préconisé une vaccination en masse.

Dans son communiqué, l’OMS souligne toutefois que les scientifiques norvégiens ont analysé les échantillons de plus de 70 patients atteints du H1N1 et qu’«aucun autre signe de mutation n’a été détecté».

L’organisation précise également que malgré cette mutation, le virus «reste sensible aux médicaments antiviraux, l’oseltamivir et le zanamivir» et que les études démontrent que les vaccins actuellement disponibles contre la grippe pandémique «confèrent une protection».

«L’immunogénicité n’est pas modifiée par cette mutation, donc les vaccins restent sûrs», a confirmé en France le directeur général de la Santé Didier Houssin.sur Europe 1.
«C’est d’ailleurs parce qu’on craignait une telle mutation qu’on a fait en sorte qu’un certain nombre de nos vaccins soient des vaccins avec adjuvant, pour pouvoir éventuellement faire face à des mutations», a-t-il expliqué, tout en estimant que cette mutation était “préoccupante” parce que elle «peut permettre au virus de s’implanter plus bas dans l’appareil pulmonaire et de donner une maladie pulmonaire plus sévère».

«Cependant ce n’est pas un gène de virulence connu», a-t-il souligné. Pour le Pr Houssin, «il n’y a pas lieu de s’inquiéter particulièrement». Cette mutation «ne traduit pas la circulation particulière d’un virus qui aurait complètement changé», a-t-il précisé.

Outre en Norvège, des cas de mutation du virus ont également été détectés depuis avril au Brésil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux Etats-Unis, selon le communiqué de l’OMS.

Pour l’instant, il n’y a pas de preuve indiquant que cette mutation se soit traduite par une augmentation inhabituelle du nombre de malades ou par un plus grand nombre de malades graves ou de cas mortels, selon l’OMS.

Le virus de la grippe H1N1 a fait environ 6.750 morts, soit quelque 500 morts supplémentaires (+8%) en une semaine, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé publié vendredi.

Le continent américain reste le plus durement frappé avec plus de 4.806 morts, suivi de la région Asie-Pacifique (au moins 1.323 décès) et de l’Europe (au moins 350 morts).

En Europe, le virus est particulièrement actif dans le nord, l’est et le sud-est du continent, selon les données de l’OMS.

L’épidémie semble avoir atteint un pic en Islande, Irlande, le Royaume Uni (Irlande du Nord) et la Belgique tandis que les maladies grippales sont en “forte progression” en Serbie, Moldavie, Norvège, Lituanie et Géorgie, ainsi qu’au Bélarus, en Bulgarie, Roumanie et Ukraine.

La grippe est en revanche sur le déclin dans les zones tropicales d’Amérique latine et d’Asie, à l’exception du Pérou et de la Colombie, ainsi que du Sri Lanka.

(Source AFP)

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