La grippe A/H1N1 tue des personnes plus jeunes que la grippe saisonnière

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S’il est encore trop tôt pour affirmer que le virus A/H1N1 est plus meurtrier que celui de la grippe saisonnière, il apparaît déjà nettement qu’il entraîne la mort de personnes plus jeunes, dont certaines sans problème de santé aggravant.

Selon les données du CépiDc, centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), “entre 2000 et 2006, le nombre de morts dues au virus grippal saisonnier allait de 117 à 1.561, selon les années, avec une moyenne de 560″, a précisé mardi à l’Associated Press, le Dr Isabelle Bonmarin, épidémiologiste à l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Le dernier bilan communiqué lundi par l’InVS fait état de son côté de 86 décès liés au virus A/H1N1 en France métropolitaine. Pour autant, ce nombre élevé en début d’épidémie “ne permet pas encore de dire que le virus A/H1N1 est plus meurtrier que celui de la grippe saisonnière”, estime Isabelle Bonmarin. En revanche, ajoute-t-elle, il est clair “que ce virus ne tue pas dans les mêmes tranches d’âge”, les gens touchés étant plus jeunes.

Les données du CépiDc montrent qu’entre 2000 et 2006, 92% des décès de la grippe saisonnière sont survenus chez des personnes âgées de 65 ans et plus. Dans l’épisode actuel, seuls 21% des décès concernent les plus de 65 ans, contre 71% pour la tranche d’âge de 15 à 64 ans. De plus, 9% des décès sont survenus chez des personnes ne présentant pas de problème de santé aggravant, souligne l’épidémiologiste.

Selon elle, “les sujets les plus âgés semblent être mieux protégés contre l’infection virale actuelle”, même si quand ils contractent la maladie, ils en meurent “plus fréquemment que les plus jeunes”. Et Isabelle Bonmarin d’expliquer “qu’avant 1957, les virus qui circulaient étaient des virus A/H1N1, ce qui explique la meilleure protection de la population née avant 57″.

Interrogée sur la dangerosité du virus A/H1N1 muté, retrouvé chez deux personnes décédées en France, Isabelle Bonmarin souligne que “cette mutation est retrouvée de façon très sporadique” et qu’il est normal que les virologues “s’attachent en premier aux cas les plus graves”. Elle rappelle que du virus muté a aussi été retrouvé chez des personnes atteints de formes bénignes de la maladie. “C’est bien sûr à surveiller”, estime-t-elle, ajoutant que ce virus est, pour l’heure, “sans grande conséquence pour la santé publique”. AP

Source AP fs/sb

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