Grippe H1N1 : le «pic» épidémique approche

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Le «pic» de l’épidémie de grippe H1N1 s’approche en France métropolitaine mais d’autres vagues, peut-être plus redoutables, pourraient intervenir d’ici la fin de l’hiver, a indiqué mercredi la ministre de la santé Roselyne Bachelot, lors d’une conférence de presse.

«Il est très possible que nous approchions du pic de la première vague en Europe et donc en Métropole», a déclaré la ministre.

«Les spécialistes nous avaient annoncé ce pic pour le 15 décembre, ils avaient vu juste», a ajouté la ministre qui a noté une «stabilisation» de l’épidémie, mais hétérogène. Si une baisse de l’activité grippale a été constatée notamment en Ile-de-France, elle continue de progresser dans d’autres régions*.

«La grippe est toujours très active»

La semaine dernière, les consultations pour grippe sont passées à 851 000, contre 862 000 en données consolidées la semaine précédente, dont la moitié de moins de 13 ans, selon le réseau Sentinelles. Selon les Grog, «la grippe A (H1N1) est toujours très active». «La première vague pandémique touche toujours l’ensemble de la France» et «le pic est franchi en Ile-de-France», ajoutent les Grog qui relèvent aussi des zones géographiques de stabilité. Le réseau Sentinelles note, pour sa part, une «activité épidémique en hausse».

 

Il est cependant difficile, selon la ministre, de savoir si une «véritable décrue» va s’amorcer ou si on va «rester sur un plateau», la saison hivernale étant favorable au virus. En outre, «les pandémies grippales se déroulent le plus souvent en plusieurs vagues, d’ampleur variable, les dernières étant en général plus virulentes que les premières», a rappelé Roselyne Bachelot, insistant une nouvelle fois sur la nécessité de se faire rapidement vacciner.

154 morts et 2,5 millions de personnes vaccinées

Au 6 décembre, le bilan de l’épidémie s’établissait à 126 morts en Métropole (dont 16% sans facteurs de risque) et 28 décès pour l’Outre-mer, soit un total de 154, dont 34 au cours de la semaine dernière ; 62 nouveaux cas graves (630 au total) ont été hospitalisés. Selon le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, «nous allons dépasser aujourd’hui (mercredi) les 2,5 millions de personnes protégées», dont «2 millions en centres de vaccination, plus de 400 000 personnels de santé et un peu plus de 100 000 collégiens et lycéens». 

Par ailleurs, le nombre d’établissements scolaires fermés en raison de l’épidémie s’établissait, mercredi à midi, à 147 et le nombre de classes à 262**, selon le décompte du ministère de l’Education. Dans le primaire, 138 écoles et 188 classes étaient fermées tandis que, dans le secondaire, on dénombrait 74 classes et 9 établissements concernés. 

*Les régions les plus touchées la semaine dernière étaient, selon Sentinelles: Limousin (1 987 cas pour 100 000 habitants), Rhône-Alpes (1 563), Nord-Pas-de-Calais (1 298), Alsace (1 194), Languedoc-Roussillon (1 158), Champagne-Ardenne (1 050), Franche-Comté (1 008), Auvergne (1 004), Pays-de-la-Loire (981), Poitou-Charentes (961), Lorraine (860), Basse-Normandie (806), Midi-Pyrénées (805), Bretagne (698) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (604).
**Seize académies sont concernées par ces fermetures : Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Corse, Dijon, Grenoble, Lille, Montpellier, Nancy Metz, Nantes, Nice, Orléans Tours, Reims, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

 

 

 

Leparisien.fr AFP

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